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Deux poids, deux mesures ?

Ézéchiel 33. 12-16

Toi, humain, dis aux gens de ton peuple : La justice du juste ne le sauvera pas le jour où il commettra une transgression ; la méchanceté du méchant ne le fera pas trébucher le jour où il reviendra de sa méchanceté ; quant au juste, il ne pourra pas vivre par sa justice le jour où il péchera. Lorsque je dis du juste : « Il vivra », s’il se fie à sa justice et agit injustement, on ne se souviendra plus de tout ce qu’il a fait pour la justice ; parce qu’il a agi injustement, il mourra. Lorsque je dis au méchant : « Tu mourras », s’il revient de son péché et agit selon l’équité et la justice, si le méchant rend le gage, restitue l’objet de ses spoliations, suit les prescriptions qui donnent la vie, sans agir injustement, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra, contre lui, d’aucun des péchés qu’il a commis ; il a agi selon l’équité et la justice, il vivra.

 

Le discours du prophète vient comme à contre-courant de ce que s’imaginait le peuple d’Israël et sans doute aujourd’hui encore la plupart de nos contemporains. La recherche d’un équilibre entre « actes de justice » et « l’accumulation de péchés » est une grande illusion. L’homme pense faire valoir ses mérites et n’aboutit au bout du compte qu’à sa propre condamnation.

En réalité, le « déséquilibre » est tel que rien ne saurait contrebalancer le poids de nos fautes. Le prophète, cependant, ne cherche pas à enfoncer le « méchant ». Il y a toujours de l’espoir, même pour le pire des pécheurs. Car ce qui compte en définitive, c’est de revenir à Dieu, de faire téchouva sans s’appuyer de quelque façon que ce soit sur ses propres actes de bonté devant Dieu. Car nul ne sera justifié par ces derniers, aussi nombreux soient-ils.

Pour celui qui demeure fidèle, le prophète sous-entend clairement qu’il se doit de persévérer jusqu’au bout afin de ne pas avoir à rougir au jour où il comparaitra devant le Seigneur. Se trouvera-t-il un sujet de se glorifier ? En aucune façon, car devant Dieu, la grâce seule assure le Salut. Et c’est par le seul sang versé que nous sommes rachetés.

Il y a quelques jours, le président Macron semblait dans un discours honorer le Maréchal Pétain, soulignant ses actes héroïques lors de la bataille de Verdun, en 1916. Avait-il raison de le faire ? Beaucoup en tout cas lui en ont fait le reproche.

Et si Hitler, au lieu de terminer sa « carrière », comme on le sait, en avril 1945, avait fait téchouva, multipliant toutes sortes d’actes de justice en faveur des Juifs et de toutes les victimes de la guerre, donnant jusqu’à sa vie pour en sauver des milliers. Quel discours tiendrions-nous à son encontre en ce début de 21esiècle ?

La logique humaine est celle de l’équilibre, ou même d’un déséquilibre en faveur d’actes justes reconnus par le plus grand nombre. Retiendrions-nous les « derniers » actes plus que les « premiers » ? Rien n’est moins sûr.

La logique de Dieu énoncée par le prophète est celle d’une justice qui ne provient pas de l’homme, mais de Dieu seul. Le désir de Dieu, c’est que le méchant se repente et se détourne de son péché. Le reste n’est qu’un vain calcul qui ne peut que nous condamner.

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