Éditorial

Tout est possible! Même l’indicible !

Depuis près de 20 siècles, le nom de Yéchoua’ divise et suscite la contradiction. Il peut sembler étrange qu’après de nombreuses enquêtes, recherches d’historiens et de théologiens, la question de Yéchoua’ soit encore un sujet si brûlant d’actualité.

Que penser de celui que certains affirment vivant, quoique mort sur une croix à l’époque romaine ? Si encore ses disciples s’étaient éteints avec sa génération, on aurait pu croire à une affabulation, un épiphénomène historique. Mais ce n’est pas le cas. Ses disciples se sont multipliés tant et si bien qu’aujourd’hui, en ce 21esiècle, ils clament encore que le ressuscité d’il y a 2000 ans est encore vivant.

Pourquoi ses partisans sont-ils si convaincus ? Et surtout, pourquoi s’insinue-t-il toujours le doute parmi de nombreux Juifs et non-juifs qui cherchent à comprendre ?

Depuis 200 ans, le renouveau du mouvement messianique parmi les Juifs parvenus à l’émancipation connaît un tel essor que certains s’inquiètent et s’interrogent. Qui sont donc ces Juifs messianiques, ces hommes et femmes juifs qui célèbrent le ressuscité controversé ? Sont-ils des traitres à la nation juive ?… Des illuminés à enfermer ?…

Et s’ils avaient fait une véritable rencontre avec Yéchoua’ le Messie d’Israël ? Ils font partie du peuple juif, tout en étant à la marge. Ils partagent beaucoup avec les chrétiens, mais sont regardés avec une certaine condescendance, incompris et parfois même méprisés.

Dans cette édition, il nous a semblé pertinent de découvrir sans compromis ces Juifs messianiques qui revendiquent cette « double » appartenance et une joie indicible de connaître le Messie Yéchoua’ dans une relation unique et personnelle.

En réalité, plus encore que de connaître un peu mieux ces Juifs messianiques, nous comprenons aisément qu’à travers eux, il est possible de connaître autrement que par les clichés de l’Histoire, celui qui dans nos campagnes apparaît encore sur bien des croix de bois ou de pierre.

L’expérience d’une relation personnelle avec Yéchoua’ fait-elle envie ? L’enthousiasme des Juifs messianiques nous fait dire que finalement, tout est possible.

Elie Goldschmidt nous fait découvrir ou revisiter le psaume 13, de David. Plus qu’un poème ou un cantique, il y a dans ces quelques versets comme le reflet d’un soupir, celui du psalmiste bien sûr — et derrière lui peut-être celui du lecteur — mais aussi le soupir de Dieu qui nous questionne : jusqu’à quand ?… Ne tardons pas à répondre

Chalom à tous !

Guy ATHIA

Berger d’Israël n°588 (mars 2018)

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